Plusieurs étudiants diplômés en république de guinée évoluent dans plusieurs activités génératrices de revenu comme la gestion des kiosques de orange money, et la conduite des motos-taxis dans le seul but de satisfaire leurs besoins en créant leurs propres entreprise suite à des efforts considérables pour réussir.

Ce Jeune Lancé Condé, est un étudiant diplômé en lettre moderne à l’université Julius n’Nyerere de Kankan depuis 2010, après son cycle universitaire, il passa 1 ans à la maison sans aucune activité, c’est ainsi qu’il a commencé à donner des cours de géographie dans une école de la place durant 2 ans en tant que assistant d’un professeur, dans cette activité également, il n’arrivait pas à satisfaire ces besoins en sa qualité de stagiaire, plus tard il rejoint ces amis à la mine, de là aussi ça n’a pas marché. Inquiet de son état, il se retourne dans sa ville à Kankan, et après toutes les analyses il à décider de faire taxi-moto, pour juste parvenir à satisfaire ces besoins comme plusieurs autres jeunes diplômés sans emploie.

« Apres mes études en 2010, j’ai été stagiaire dans une école j’ai passé 2 ans avec un professeur, mais dans tout ça, mes parents pensaient que j’avais commencé à travailler, tandis que j’étais un simple stagiaire, j’étais juste là pour la formation, dans cet état je n’arrivais pas à satisfaire mes besoins, un jour j’ai décidé de me chercher une moto Sanili, pour faire taxi, par jour c’était 25.000fg que je donnais au propriétaire, donc le 1er jours  j’ai pris la moto au retour le soir j’avais 115.000fg dans ma poche, j’ai donné 25.000fg au propriétaire, le lendemain j’ai mis 3 litres dans la moto, j’ai consommé 10.000fg et le reste j’ai gardé, de temps en temps, je faisais ça, à un moment donné je suis rentré dans une tontine avec les autres taxi-maîtres, par jour chacun payait 50.000fg, à la fin du mois une personne prend la tontine, nous étions au nombre de 5 personnes, c’est ainsi en 2 ans et 4 mois je me suis acheté une nouvelle moto sanili, j’ai donné l’autre moto au propriétaire, avec le courage et la persévérance que j’avais, je suis parti à Siguiri » A-t-il expliqué.

 Au-delà de cette première bataille pour sa réussite, le jeune Lancé na pas  toujours pas baissé les bras, il a ensuite continuer sa lutte pour devenir ce qu’il est aujourd’hui.

« Parce que moi, mon rêve c’était de réussir à n’importe quels prix, et être indépendant, ne pas attendre l’Etat,  malgré que je ne connaissais pas Siguiri, j’ai été et j’ai fait 2 mois à Siguiri, au fur et en mesure je connaissais les lieux, donc j’ai passé une année complet entre Siguiri, Bouré, Kintigna, Boukaria et de fois Dialakoro en train de faire taxi, avec la bonne collaboration des amis on n’a créé une tontine encore, comme ce fut le cas de Kankan, mais là-bas par jour c’était à 100.000fg par personne, je suis resté dans ça je me suis acheté 2 motos TVS, et j’ai changé ce que j’avais, les 2 nouvelles motos je suis venu les montées à Kankan ici, j’ai mis à la disposition de mes 2 amis étudiants diplômés comme taxi, donc à chaque jours ils mettaient 60.000fg sur mon compte, chacun 30.000fg, et je me suis retourné encore à Siguiri, pour une autre aventure avec mon activité de taxi, dans ça aussi, j’ai changé ma moto, je me suis battu, j’ai acheté une(1) nouvelle moto encore, ceux qui fait 3 je les ais tous mis dans taxi-motos à Kankan, et moi-même proprement je travaillais, avant mon retour à Kankan pour m’installer,  j’avais à ma possession 4 motos-taxi en plus de ce que je détenais 5,  celle que j’avais, j’ai donné ça à une autre personne, je me suis acheté une moto KTM et je me suis marié, directement j’ai ouvert une boutique et je me suis lancé dans la vente des pièces de moto, donc aujourd’hui je vis à travers ces motos taxi et ma boutique de pièce, je suis en train d’aider certains étudiants qui viennent dans le cadre des études, le trajet n’a pas été facile pour réussir, il a fallu beaucoup d’endurance et de sacrifice pour réussir, ne reste jamais en train d’attendre l’état, après les études bouge-toi et cherche toi à faire quelques choses ».A-t-il expliqué

Parlant des difficultés rencontrées le jeune évoque quelques-unes parmi tant d’autres.

« Apres les études je n’avais plus de soutenance, le début a été très difficile pour moi, et quand j’ai commencé moto taxi encore, beaucoup ont mal parlé de moi, que j’ai terminé mes études et je fais taxi-moto, pour m’acheter ces motos ça n’a pas été facile, il a fallu passer des journées sans manger à la maison quand j’étais à Siguiri, quand je sortais à 7h sauf à 21h avec notre affaire de tontine, le lendemain je me réveille tôt pour faire taxi avec la fatigue qui s’en suit, mais tout ça pour un objectif, à ce jour je me débrouille dans ma boutique, d’autres pense que je n’ai pas étudié mais c’est aussi la vie».

Il faut retenir que, dans la commune urbaine de Kankan, ils sont des milliers de jeunes étudiants diplômé sans emploie à exercer cette activité de moto pour joindre les deux bouts.

Joseph Kolié, pour entreprenariat. Net.

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